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L’art des gitans ou une culture sans frontières (conférence)

« L’art des tziganes ou un monde sans frontières » (résumé), dans le cadre de DOSTA! Festival Indo-gitan

1 & 2 octobre, Gare Saint-Sauveur : Lille

Ici, là-bas, ou comme ailleurs, ils sont associés à la mendicité, au vol ou au détournement des aides sociales. Ici, là-bas, ou comme ailleurs, ils vivent en marge dans des ghettos et des bidonvilles insalubres. La liste pourrait être longue, mais voilà une série de préjugés tenaces dont sont victimes les communautés de ceux que nous appelons, à tort ou à raison, tantôt les gitans et les roms, tantôt les tziganes et les manouches.

De nombreux siècles durant, ces communautés nomades, sillonnant les routes, se sont dispersées dans différentes régions du monde, en Europe notamment. C’est toutefois d’Inde qu’a été entamé ce voyage d’environ quinze siècles et de ce pays que ces communautés proviennent.

Si, de nos jours, les tziganes ne choisissent plus forcément le mode de vie nomade, la culture qu’ils transportent avec eux cultive le voyage et convoque un certain ailleurs. En effet, il y a un lien du sang qui unit les gitans du monde et qui s’exprime notamment dans les chants, dans la musique et les danses que ces communautés domptent à merveille.

Bien plus que des coïncidences culturelles donc, l’art des tziganes offre un véritable réseau d’influences, où sont perceptibles des liens incontestables entre la musique qu’ils pratiquent en Anatolie, dans les Balkans ou en Europe occidentale. Que dire enfin du flamenco qui, en termes de rythmes et de frappements, comporte de troublantes similitudes avec la danse Kathak originaire du nord de l’Inde ?

En définitive, si ce n’est à l’effacement des frontières, il semble que l’art des tziganes du monde s’apparente à la quête d’une identité culturelle et universelle.

La conférence sera suivie de la projection du documentaire Cobra Gypsies de Raphaël Treza.

Raphaël Treza est un jeune réalisateur autodidacte, musicien et photographe français. C’est à la suite de ses études en sociologie qu’il se met à la réalisation de films. Il réalise deux documentaires : Hallucinogen Honey Hunters (2010), dans lequel il suit une tribu du Népal qui récolte un miel aux effets psychotropes, et Cobra gypsies (2015), qui dévoile la culture des Kalbelya, les charmeurs de serpents du Rajasthan.

Ses films s’intéressent aux tribus isolées et à la relation qu’elles entretiennent avec les animaux sauvages (cobras, abeilles). Ils témoignent aussi de la manière dont ces communautés survivent dans leur milieu naturel et comment elles s’adaptent aux exigences de la modernité.

La musique de ses productions vient d’instruments collectés lors de ses voyages et des techniques nouvelles dont lui font part les gens qu’il rencontre. Cobra gypsies est la suite du videoclip Night ghat dans lequel il se familiarise avec des castagnettes indiennes (kartals) que lui apprennent les musiciens Kalbelya. 

  2016  /  conference, event, Geoffrey Planque, history, research  /  Last Updated octobre 23, 2016 by akṣalab  /