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jeunes chercheurs dans la cité 2010 (publication)

Geoffrey Planque, « Le corps-miroir de la Poésie dans le Bharata-Natyam », Mosaïque n°3, Lille : Juin 2011.

   Cet article se propose de questionner le Bharata-Nāṭyam, danse classique du Tamil Nadu, dans son rapport à la poésie. Fidèle à la théorie dramatique du Nāṭya-Śāstra, le corps des acteurs-
danseurs est envisagé comme le lien parfait qui conduit à la véritable essence du théâtre : rasa, la gustation poétique.
 
   En effet, atteindre les dieux consiste, aux Indes, à les incarner, à leur sculpter une forme grâce au son, au mouvement et au geste. La présence divine, contenue dans ce corps dansant, se propage au public et le mène lentement vers un état de libération.
 
   Mais le Bharata-Nāṭyam, qui se joue dans un espace vide, tisse de multiples tensions entre les mondes visibles et invisibles ; au centre de celles-ci se trouve la jouissance esthétique, le miroir de la poésie.
 
   En conclusion, la scène indienne révèle les propriétés poétiques du corps qui, en levant les voiles qui recouvrent son cœur, reproduit en dansant la création dans son ensemble.
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     The purpose of this article is to examine the extent to which Bharata-Nāṭyam, the classical dance form from Tamil Nadu, is related to poetry.

     As set out in its drama treatise, Nāṭya-Śāstra, the Indian stage views the body of actor-dancers as the perfect link that leads the audience to the real essence of theatre: rasa, the savouring of poetry.

    Indeed, in India, reaching the gods means embodying them and sculpting them into a theatric form using sound, movement and gestures. This divine presence, as contained in the body of the dancer, can thus extend to the audience and bring them slowly to a state of liberation.

     However, Bharata-Nāṭyam, which is danced on an empty stage, weaves many tensions between the visible and invisible worlds. These tensions are centred around aesthetic pleasure, which is the reflection of poetry.

     In conclusion, the Indian stage reveals the poetic properties of the body, by lifting the veil that covers the heart, and reproduces the whole of creation.

 
  2010  /  aesthetic, performing art, publication, research  /  Last Updated avril 20, 2015 by akṣalab  /