Info Panel
You are here:   Home  /  bharata-nāṭyam  /  « the season » à Chennai (article)

« the season » à Chennai (article)

     La création artistique qui s’opère à Chennai – capitale du Tamil Nadu – se révèle tout particulièrement dans le courant du mois de Margazhi [1]. Tous les ans, à la même période, ce qui est appelé ‘the season’ n’est autre que l’immense saison culturelle durant laquelle se multiplient les représentations de danse, de musique et de théâtre.

     Du point de vue des artistes, ‘the season’ est perçue comme une possibilité d’être aux fondements de la création de la danse Bharata-Nāṭyam et de la musique carnatique notamment.

     La ville, redevenant le berceau des arts traditionnels, révèle son incroyable réseau d’artistes et d’intellectuels à l’occasion de plus de trois mille manifestations culturelles.

     A ce titre, bon nombre d’interprètes qui vivent en dehors des frontières indiennes, de même que certains artistes d’origine étrangère, s’installent ou se réinstallent à Chennai durant la durée des festivités. Ils donneront alors une ou plusieurs représentations au sein des innombrables salles de spectacles appelées sabha-s, disséminées dans les différents quartiers de la ville (Music Academy, Narada Gana Sabha, Brahma Gana Sabha, etc.).

     Durant ces quelques mois, les danseurs s’affairent aux derniers préparatifs de leur récital auprès de leur(s) guru(s), enchaînent des répétitions (avec ou sans orchestre) et travaillent au développement de leur jeu (abhinaya).

     Danseurs, chanteurs et musiciens représentent généralement le nom d’un maître, d’une institution ou d’une école. Tous les jours, en fin d’après-midi, tous ceux qui le souhaitent, que ce soient des curieux, des fins esthètes (rasika-s) ou encore des danseurs chevronnés, se pressent pour la représentation de certains interprètes, connus pour la netteté de leur danse, la précision de leurs lignes ou encore la subtilité de leur jeu.

     En définitive, ‘the season’ révèle l’inépuisable richesse de la tradition indienne en matière scénique. Il va toutefois sans dire qu’à Chennai, la tradition n’est jamais stagnante. L’on constate en effet, parallèlement au respect des valeurs traditionnelles, la réinterprétation des codes de la danse grâce aux différents styles qui existent et qui montrent que l’art indien de la danse dépasse le simple cadre folklorique ou traditionnel.

 

[1] Dans le calendrier tamoul, le mois de Margazhi correspond à la période mi-décembre mi-janvier.

 

_______________

     Artistic creation that takes place in Chennai – captial city of Tamil Nadu – becomes particularly revealing during Marghazi māsam. Every year, at the same period, starts ‘the season’, which is the huge cultural season gathering dance, music and theatre performances.

     From the artists’ point of view, ‘the season’ is perceived as a possibility to evolve in the founding principles of creation of Bharata-Nāṭyam dance and carnatic music especially.

     The city, which re-starts to be the cradle of traditional arts, reveals its incredible artists and intellectuals’ network leading to more than three thousand representations in a few months only.

    As such, many dancers, who are living outside from India, as well as foreigner dancers, settle in Chennai during the festivities as a possibility to rejuvenate themselves. They generally give several performances in the numerous auditorium-s called sabha-s, dispersed all around the city (Music Academy, Narada Gana Sabha, Brahma Gana Sabha, etc.).

    During these few months, dancers are busy with the final preparations and rehearsals (with or without the orchestra) preceding their performances.

    Dancers, singers and musicians generally represent the name of a guru, of an institution or a dance school. Every day, starting for the end of the afternoon, curious people, aesthites (rasika-s) as well as seasoned dancers attend the most famous artists’ performances, known for the neatness of their dance, the accuracy of their lines or the subtlety of abhinaya.

    To conclude, the ‘season’ reveals the inexhautible wealth of Indian tradition regarding performing arts. In other words, tradition does not mean stagnancy, never.

 

  2014  /  bharata-nāṭyam, chennai, performing art  /  Last Updated février 12, 2016 by akṣalab  /